Pardonnez-moi d’encombrer les colonnes de « Réforme » en revenant sur la question de la Palestine, mais il est assez difficile de laisser passer certaines affirmations péremptoires. Je me bornerai à 6 remarques.
1. — Tout d’abord on ne peut tirer aucun argument des statistiques de l’époque ottomane et même de l’entre-deux-guerres : elles sont totalement fantaisistes. Pour la même année, les sources ottomanes varient de 300 à 650 000 habitants pour la Palestine, de 20 à 60 000 habitants pour Jérusalem. Allez donc faire des pourcentages de Juifs et d’Arabes là-dessus. A cela s’ajoute le fait de la grande quantité de nomades (bédouins) impossible à dénombrer. Mais ce que l’on sait, c’est qu’entre les deux guerres, s’il y a eu arrivée des Juifs dont on parle toujours, Il y a eu aussi une entrée massive d’Arabes en Palestine sous mandat britannique.
2. — Les Palestiniens n’existaient pas en tant que groupe significatif, ethnique, culturel. Ils n’ont rien de commun avec des peuples comme les Kurdes, les Turcs, les Druzes, les Maronites qui sont une entité spécifique.
Lire la suite sur Vox Dei
Sur le même thème :
> Avant que la machine à ré-écrire l’histoire ne soit activée
> Georges Bensoussan : Grande-Bretagne, Israël, Palestinisme (Partie 2)



