Le 29 octobre 2025, la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat auditionnait le général d’armée Hubert Bonneau, Directeur général de la gendarmerie nationale, en pleine période d’examen du projet de loi de finances pour 2026. Après avoir rappelé la possibilité d’un conflit majeur impliquant la France dans les années à venir et le rôle qu’aurait à remplir la gendarmerie nationale au cours d’une telle situation, il a évoqué les contraintes financières et humaines qui pèsent sur ses services – alors que les équipements dits “militaires” vieillissent et sont trop peu renouvelés, que l’évolution du recrutement ne suit pas la hausse de la démographie et que la durée d’emploi des réservistes baisse elle aussi.
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NDLR. L’écoute de l’audition du directeur général de la gendarmerie nationale permet, au-delà des faits d’actualité et des clichés, de toucher du doigt l’état de cette force éminemment régalienne instituée pour « veiller à l’exécution des lois, assurer la sécurité publique et l’ordre public ». Elle permet également de voir comment aussi en son sein est perçue « la possibilité d’un conflit majeur impliquant la France dans les années à venir ». Inquiétant.



