Dans un communiqué du 18 juillet dernier, le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) s’est prononcé en faveur de la suppression de la clause de conscience spécifique à l’avortement (cf. Objection de conscience : « Le médecin n’est pas une machine »). Une position issue des commissions d’orthogénie, de santé sexuelle et d’éthique, et adoptée à l’unanimité par le conseil d’administration.
Assurant vouloir « protéger la patiente et les médecins », « la clause de conscience spécifique constitue une stigmatisation de l’acte d’IVG, en suggérant qu’il s’agit d’un acte à part » considère pourtant la présidente d’honneur du CNGOF, le Dr Joëlle Belaisch-Allart. « On peut comprendre que Simone Veil ait eu besoin d’une clause de conscience spécifique pour faire passer la loi, mais cinquante ans plus tard, et même si je suis consciente qu’il existe une opposition très minoritaire mais réelle au droit à l’IVG, il est entré dans les mœurs et ce dispositif n’est plus nécessaire ».
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NDLR. Le pire dans cette affaire, ce n’est pas tant l’abrogation de la clause conscience, mais c’est qu’elle est proposée par ceux-là même qu’elle était censée protéger de l’arbitraire de l’État.



