Deux scientifiques de l’université de Bradford expliquent que les progrès du cerveau connecté et de la pharmacologie pourraient permettre de manipuler la perception, la mémoire ou même le comportement. « Cela ressemble effectivement à de la science-fiction » déclare Michael Crowley au Guardian, mais,« le danger, c’est que cela devienne une réalité scientifique ». Les auteurs retracent dans un ouvrage l’histoire des recherches étatiques sur les substances capables d’agir sur le système nerveux central. Ils rappellent par exemple l’intervention russe lors de la prise d’otages du théâtre de Moscou en 2002, qui avait déjà révélé le potentiel destructeur de tels agents chimiques.
« Nous entrons dans une ère où le cerveau lui-même pourrait devenir un champ de bataille », résumé Michael Crowley. Les outils destinés à désorienter ou contraindre un individu gagnent en précision et en accessibilité, nourrissant des scénarios qui dépassent désormais les capacités de contrôle des traités actuels. Malcolm Dando souligne ce vide juridique et plaide pour un changement profond des mécanismes de gouvernance internationale : « Nous devons passer d’une gouvernance réactive à une gouvernance proactive ».
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