Emmanuel Macron : le procès des « emmerdés »

En janvier 2022, dans les colonnes du Parisien, le président lance : « Les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder. » Il les qualifie de « petite minorité réfractaire » promise à l’irresponsabilité et à une forme de déchéance citoyenne. Ces mots, assénés à la veille d’une campagne électorale, ont servi à légitimer l’exclusion des personnes non vaccinées de nombreux lieux publics. Immédiatement, des plaintes pénales pour injure et diffamation sont déposées. Elles échouent, étouffées par l’immunité présidentielle.
Une plainte civile historique vise désormais Emmanuel Macron personnellement. L’association Réaction 19 l’a assigné pour discrimination, invoquant ses propos de 2022 sur les non-vaccinés. Cette offensive judiciaire interroge les frontières de l’immunité présidentielle. L’association, pilotée par l’avocat Carlo Alberto Brusa et forte de plus de dix mille membres, franchit un cap en avril 2025. Elle assigne le président devant le tribunal judiciaire de Paris pour « discrimination et violences psychologiques ». Plus de cinq cents plaignants réclament réparation, estimant que leurs droits et leur dignité ont été piétinés. Leur argument central : l’article 225 du Code pénal, qui prohibe la discrimination fondée sur l’état de santé, doit primer sur la protection temporaire du chef de l’État. Ils estiment que le président a, par ses paroles, sciemment divisé le corps social.

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Catégorie : Justice | Politique

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