Euthanasie : un dogme matérialiste au service du néant

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La loi sur l’euthanasie consacre une nouvelle religion laïque : un dogme matérialiste qui nie l’âme et impose à tous une vision du monde fondée sur le néant. Pourquoi la proposition de loi sur l’euthanasie et le suicide assisté relève-t-elle d’une religion déguisée ? Parce qu’elle impose à toute la société une vision du monde qui a tous les attributs d’une croyance dogmatique. L’euthanasie n’est pas une loi neutre : c’est un outil de formatage idéologique. Elle enrégimente la société sous l’autorité d’une doctrine dissimulée, mais rigoureusement étroite — celle d’un matérialisme intégral érigé en vérité officielle. Son postulat fondamental, jamais débattu, jamais nommé, est celui-ci : l’être humain se réduit à son corps. Rien d’autre n’existe que ce que l’on peut mesurer, peser, constater. L’esprit ? L’âme ? L’éternité ? Balayés d’un revers de main. Ceux qui voteront cette loi ne sont pas les champions de la neutralité laïque qu’ils prétendent être. Ils sont les prédicateurs d’une nouvelle foi, celle du néant. Une foi qui ne dit pas son nom, mais qui impose sa liturgie : l’élimination du souffrant au nom de la compassion. Car dans cette anthropologie-là, la souffrance est un mal pire que la mort.

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Catégorie : Fin de vie | Politique

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