Les Juifs ont beaucoup moins souffert de l’antisémitisme en Amérique qu’en Europe, mais tout de même il y a eu des discriminations : interdictions d’embauche de fonctionnaires juifs pendant une partie du 19ème siècle ; des hôtels, restaurants, country-clubs… interdits aux Juifs vers 1900. Mais c’est surtout l’affaire Leo Frank qui révèle l’antijudaïsme du Sud et marque le début d’une campagne antijuive : le 25 août 1913, un jeune cadre juif d’Atlanta, Léo Frank, est condamné à mort pour avoir violé et tué une jeune ouvrière de 13 ans, Mary Phagan. Frank est innocent, mais l’antijudaïsme a joué un rôle important dans les biais de l’enquête et du procès, dans la couverture du procès par la presse locale [1] et pour l’opinion publique locale.[2] Pour empêcher la révision du procès, un commando composé de notables, qui se donnait pour nom les « knigths of Mary Phagan » (les chevaliers de Mary Phagan), kidnappa Frank dans sa prison et l’assassina, le 17 août 1915. Les hommes de ce commando participèrent à la refondation du Ku Klux Klan en novembre 1915.
Lire la suite sur Israël 24/7
NDLR. Cette page de l’histoire mérite d’être connue non seulement pour battre en brèche les accusations récurrentes du contrôle d’un lobby juif aux USA, mais aussi pour montrer la synergie de la lutte menée par les noirs et par les juifs pour les droits civiques dans ce pays.

