Dans cet entretien, Jean-Paul Brighelli, enseignant, chroniqueur, romancier et essayiste français, démonte le mythe de l’école “bienveillante” et “inclusive” devenue machine à désapprendre. Il retrace la dégradation d’un système jadis fondé sur la transmission, la rigueur et l’effort, vers un modèle où “l’ignorance est un autre point de vue”. Brighelli plaide pour le retour aux bases solides, à l’apprentissage par cœur, à la complexité du langage expliquée aux enfants plutôt qu’à la simplification. Il dénonce l’absurdité des pseudo-“recherches” demandées aux élèves et de la “construction de leurs propres savoirs” sans contenu préalable. Pour lui, adapter les textes, supprimer le passé simple ou édulcorer le lexique, c’est mépriser les enfants au lieu de les élever. L’école doit faire transpirer, car apprendre, c’est se dépasser. Issu des rues de Marseille, Brighelli raconte comment la littérature et l’école républicaine l’ont sauvé — preuve que le savoir, quand il est exigeant, peut encore émanciper.
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