Vous avez, hier, et pour la troisième fois, voté en faveur de la loi sur l’aide à mourir. J’ai lu avec intérêt le courrier que vous avez adressé à un grand nombre d’électeurs de votre circonscription. Les arguments qui y sont développés sont emblématiques de deux réalités tragiques : le simulacre de démocratie dans lequel nous évoluons, mais également le rôle central joué par votre courant politique dans l’affaissement de notre civilisation.
Votre lettre reprend scrupuleusement tous les éléments de langage du gouvernement et, plus largement, du courant qui œuvre insidieusement, depuis de longs mois, à ce passage en force. Au cours des neuf dernières années, nous nous sommes accoutumés aux éléments de communication des différents gouvernements macroniens, qui ont nié, puis relativisé le réel avant d’abdiquer devant lui. Nous avons pris l’habitude du mépris qui accompagne cette approche à l’égard de ceux qui n’acceptent pas la négation du réel et les effets du chaos qui en découlent. Mais cette loi inique a franchi une limite que nous pensions sacrée. En outre, nous savons désormais que le simulacre remplace systématiquement et intégralement le jeu démocratique.
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