Que répondre demain lorsqu’un croyant, en fin de vie, demandera à un pasteur ou à un aumônier de cheminer avec lui vers un suicide assisté légal ? Au-delà des nombreux échanges, amendements et débats sur ce texte sur l’euthanasie, il est un fait que peu de parlementaires ont évalué : celui de l’impact de cette loi sur l’assurance du salut éternel des personnes en fin de vie. Un(e) pasteur(e), un(e) aumônier(e) dans l’exercice de son ministère encourage le malade, prie avec lui, manifeste de la compassion, le fortifie dans sa foi par la lecture de textes bibliques afin de se préparer à la rencontre de son créateur. Mais que répondre demain lorsqu’un croyant, en fin de vie, leur demandera de cheminer avec lui vers un suicide assisté légal ? Le délit d’entrave prévu dans le texte législatif dissuadera peut-être l’accompagnant de rappeler au malade souffrant que les soins palliatifs, lorsqu’ils sont pratiqués dans de bonnes conditions, permettent que la vie s’éteigne dignement.
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NDLR. La question posée par le pasteur Thierry Le Gall, directeur du service pastoral du CNEF auprès des parlementaires, risque de se poser bientôt à tous les accompagnants, indépendamment de leur appartenance ecclésiale, comme elle se pose déjà sur des sujets comme l’avortement et l’homosexualité. Luc 18:8



