UE, Roumanie : quand le peuple devient un problème

Élections1

En novembre 2024, la Roumanie est le théâtre d’un épisode électoral inédit dans l’histoire de l’UE. À l’issue du 1er tour de l’élection présidentielle, le candidat souverainiste Călin Georgescu, critique de l’UE et de l’OTAN, arrive en tête. Quelques jours plus tard, la Cour constitutionnelle roumaine (que nous avions analysée dans une précédente LSDJ et dont la composition reste très marquée par l’ancien appareil d’État communiste, aujourd’hui largement reconverti dans une gauche pro-UE) annule purement et simplement le scrutin et disqualifie Georgescu. Dans la même séquence, plusieurs autres candidats sont également écartés, tous partageant un point commun : une ligne souverainiste et critique à l’égard de Bruxelles.
Pour se justifier, les autorités parlent d’une opération massive d’ingérence russe qui aurait manipulé TikTok afin de favoriser Georgescu. La Commission européenne et une grande partie des médias s’emparent immédiatement du sujet. L’affaire serait très grave : l’extrême droite manipulerait l’opinion. Au cœur de cette thèse se trouverait un réseau d’environ 25 000 comptes qui aurait artificiellement propulsé le candidat souverainiste. C’est donc sur cette base qu’un scrutin national a été annulé et que le processus électoral a été relancé de zéro. Après de multiples péripéties, c’est finalement George Simion qui avait repris le flambeau souverainiste. Donné en tête, il semblait en mesure de gagner. Pourtant, c’est finalement un président aligné sur l’UE qui avait été élu.
Le problème majeur c’est qu’aucune preuve publique et vérifiable n’a jamais été produite pour étayer l’accusation.

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