Elles ont le vent en poupe. Les crémations directes représentent dorénavant près de 20 % des funérailles en Grande-Bretagne. Et par « directe », on entend : pas de cérémonie, pas d’église, pas d’officiant, pas de personnes en deuil, pas de voiture ni de fleurs. Le dernier « voyage » en stricto solo. La rapidité de l’évolution est frappante, les confinements de l’épidémie de Covid-19 n’y ont pas été pour rien : obligés de se retrouver en tout petit nombre autour du cercueil, certains ont brusquement relativisé l’importance de la démarche publique (sans même parler de religion) des funérailles. On se dit qu’après tout, ce n’est pas plus mal : on évite l’effet de surprise à tous les niveaux, tant dans la confrontation sociale et familiale, que dans les coûts liés à l’inhumation, aux cérémonies ou aux réceptions. Serions-nous aux temps des grandes calamités où les corps ramassés, entassés, empilés connaissaient le feu pour éviter aux vivants de subir le même sort ?
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