Cet article examine un phénomène politique et institutionnel qui échappe aux catégories juridiques usuelles : la production, par agrégation de décisions locales pensées légitimes, d’une infrastructure de solidarité capable de faire circuler des ressources publiques vers des territoires sous contrôle terroriste sans déclencher de réaction systémique de contrôle. Il établit donc l’existence, en France, d’une architecture de solidarité sous contrainte armée : un agencement stable de dispositifs publics, parapublics et militants qui rend possible la circulation de ressources vers des théâtres où des groupes terroristes exercent un contrôle territorial, fiscal ou logistique. L’enjeu n’est pas d’instruire un procès d’intention ; il est d’identifier une vulnérabilité de gouvernance : lorsque les flux sont fragmentés, mutualisés et politiquement sanctuarisés, la captation n’a pas besoin d’être “voulue” pour devenir prévisible.
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