Dans ce très riche documentaire, cette réalité – le fait de porter un enfant comme « mère porteuse » pour le remettre à la naissance, avec ou sans échange d’argent, à des « parents d’intention » – est puissamment incarnée par une kyrielle de témoins. Des parents d’intention aux mères porteuses en passant par les enfants eux-mêmes et les médecins, le panorama proposé est complet. Le ton sobre et sans artifice. Et le constat glaçant sur le degré de déshumanisation où mène cette pratique.
Nous voici par exemple en Ukraine, dans la plus grande clinique de procréation du pays. Une jeune mère porteuse, le ventre arrondi, assure réussir à « ne pas s’attacher » à l’enfant qu’elle porte. Payée 25 000 € pour une grossesse – une fortune pour ce pays en guerre – cette mère célibataire y voit l’opportunité d’acheter un logement pour sa famille. « Nous donnons au capitalisme nos mains, nos jambes, nos bras… pourquoi pas nos utérus ? » analyse avec ironie un médecin.
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