C’est devenu avec les années une tradition de notre vie publique, comme les reportages du 20h sur l’enneigement des stations de ski. À peine les premiers froids arrivent-ils que certains élus dégainent leur santon préféré et que d’autres ressortent leur lecture la plus stricte de la laïcité, comme un catéchisme républicain. Soyons honnêtes : il y a quelque chose de vaguement comique à observer ce rituel. D’un côté, ceux qui veulent sauver l’ »identité chrétienne » de la France en exposant une crèche entre deux photocopieuses du conseil départemental. De l’autre, ceux qui voient dans trois santons en plâtre le premier signe avant-coureur d’un effondrement de la République. À force, on finirait par oublier que la crèche, avant de devenir un marqueur idéologique, était d’abord… une crèche. Un petit théâtre de pauvreté et de douceur, un geste inventé pour rappeler que Dieu entre dans notre monde par la fragilité.
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