Pierre Barnérias, des tréfonds de l’obscurité à la lumière

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Avec la sortie des premiers épisodes de la série « C’est notre petit secret » et la diffusion du film « Les survivantes » en anglais et en néerlandais, Pierre Barnérias poursuit son exploration du « sujet le plus important qui soit » : la protection de l’enfance contre les violences institutionnalisées.
Dans ce nouvel entretien pour Essentiel News, le réalisateur se livre avec enthousiasme : « ce qui s’est passé, c’est un petit miracle. Je ne pensais pas que le film aurait autant d’engouement. Il faut savoir que parler de pédocriminalité il y a trois ans ou quatre ans, vous étiez encore assassinés ». Barnérias fait notamment le point sur l’impact direct que le film a eu sur certaines affaires, ainsi que sur la prise de conscience collective de la problématique. « Depuis la sortie du film en 2024, tout à coup la presse parle des réseaux ». Et cela s’est ressenti dans plusieurs affaires en justice. Certains magistrats ont tenté de faire pression pour empêcher la diffusion d’un témoignage dans la série, tandis que d’autres ont revu les éléments d’un procès à la faveur de la victime. Petit à petit, un changement s’opère dans les mentalités, la parole se libère et les lignes bougent. Cela se voit d’ailleurs un peu partout avec la multiplication des scandales, tant au niveau national qu’à l’étranger, le rapport de force commence à s’inverser.

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