En 2012, Alice Dreger publiait dans The Atlantic un article au titre saisissant : Where Masturbation and Homosexuality Do Not Exist (“Où la masturbation et l’homosexualité n’existent pas”). Elle y présentait les travaux des anthropologues Barry et Bonnie Hewlett sur les Aka et les Ngandu d’Afrique centrale. Ces chercheurs, après des années de terrain, constataient que certaines catégories que l’Occident contemporain juge spontanément universelles — masturbation, homosexualité, sexualité pensée comme pur espace d’expression individuelle — semblaient ne pas appartenir au modèle culturel ordinaire de ces groupes.
Il faut évidemment être prudent. Il ne s’agit pas de dire qu’un ethnologue, par quelques entretiens, pourrait sonder tous les replis du cœur humain. Il ne s’agit pas non plus d’enrôler brutalement une population africaine dans nos polémiques occidentales. Mais ce cas est précieux parce qu’il fissure une grande illusion moderne : l’idée que l’homme serait d’abord une machine à pulsions, et que toute morale, toute pudeur, toute retenue, toute orientation de la sexualité vers la fécondité ou vers l’alliance ne serait qu’un vernis répressif posé sur une nature libidinale brute.
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Homosexualité : imbroglio entre Rome et l’Église en Allemagne
Alors que des évêques allemands ont récemment annoncé vouloir mettre en place des bénédictions de couples homosexuels, le dicastère pour la Doctrine de la foi (DDF) a rendu publique, le 4 mai 2026, une lettre dans laquelle il critique la mise en place d’une « liturgie...



