Dans cette interview avec Christine Kelly, le professeur Didier Raoult défend l’idée que toute institution dépendante de financements publics finit par se conformer au pouvoir politique. Selon lui, cela crée une logique d’obéissance plutôt que de liberté intellectuelle, notamment dans la recherche scientifique. Il oppose deux modèles : celui des structures financées par l’État (hiérarchiques, conformistes) et celui des structures plus indépendantes (créatives et innovantes) où il critique fortement la bureaucratisation et l’augmentation du poids de l’État, qu’il associe à une perte d’efficacité et d’initiative. Pour lui, les carrières dans ces institutions reposent davantage sur la conformité que sur le mérite ou l’audace scientifique. Il relie cette dynamique à la gestion de la crise du Covid, qu’il considère comme révélatrice d’un système rigide. Il estime que ce modèle décourage les esprits libres et favorise des décisions uniformes, parfois inefficaces.
Plus globalement, il défend une vision où la liberté de recherche et de pensée est essentielle au progrès.
Enfin, il met en garde contre un risque d’appauvrissement intellectuel et économique si cette logique d’obéissance domine.
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NDLR. Avec sa liberté de parole habituelle, donc sans langue de bois, le professeur Didier Raoult met le doigt où ça fait mal et en même temps nous permet de mieux comprendre ce qui sclérose notamment la recherche aujourd’hui en France, mais aussi la situation catastrophique de notre système de santé.
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