Depuis la fin du XIXᵉ siècle, la santé est progressivement devenue un instrument de gouvernance. Soutenues par de grandes fondations comme Rockefeller ou Carnegie, les politiques d’hygiène, de prévention et de vaccination ont introduit une vision eugéniste et techniciste du vivant. Michel Foucault, philosophe français, conceptualise ce tournant sous le nom de biopouvoir, « la manière dont la vie devient objet de gestion politique ». Dès lors, la médecine se transforme en outil de normalisation des populations, de classification des corps et de gestion du vivant au nom du progrès.
Au XXᵉ siècle, des penseurs comme Auguste Comte ou Walter Lippmann nourrissent l’idée d’un gouvernement guidé par les experts, persuadés que les masses doivent être dirigées “pour leur bien”. Cette technocratie sanitaire se mondialise après 1945 : OMS, Banque mondiale, FMI, ONU, mais aussi des fondations et think tanks comme la Fondation Rockefeller, la Fondation Gates, le CFR, le WEF ou Chatham House, articulent une gouvernance globale où santé, marché et biosécurité convergent.
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NDLR. C’est court, c’est précis et l’essentiel est dit pour comprendre les enjeux.



