Si l’on commémore dans quelques jours la libération du camp d’Auschwitz, et avec celle-ci, la libération en général de tous les camps, il ne faut pas assimiler cette libération à la Libération du territoire et à ses scènes de liesse et de soulagement. Ce fut la stupeur, le désarroi, l’effroi, ce fut aussi, avec la vision des déportés de retour, la découverte concrète d’une réalité concentrationnaire qu’on ne soupçonnait pas en France, ce fut enfin un immense problème de logistique et d’organisation. Comme le souligne l’historienne Laure Fourtage, en plus des 50 000 déportés qui reviennent, dont 4 à 5 000 déportés juifs, c’est près d’un million et demi de Français qui réapparaissent sur le territoire libéré et qu’il faut prendre en charge, réinsérer dans la vie quotidienne. Un million et demi, entre les prisonniers de guerre (plus de 900 000) et les requis du STO (plus de 500 000).
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