Avec deux décisions cette semaine, le tribunal de Montpellier signifie fermement aux exploitants éoliens que tout n’est pas permis, en matière d’écocide. La première décision concerne le causse d’Aumelas où pas moins de 31 éoliennes sont installées. Une pollution visuelle et une menace pour la faune au cœur d’une zone labellisée « Natura 2000 » – cherchez l’erreur. France Nature Environnement avait alerté sur le sort des faucons crécerellettes. De ces petits migrateurs dont on compte 700 spécimens en France, 70 cadavres avaient été retrouvés au pied des éoliennes. Vu que les prédateurs se servent, Simon Popy, représentant local de FNE, estimait que le nombre d’oiseaux morts s’élevait plutôt de 150 à 300 faucons. Le 7 avril, la Justice a ordonné quatre mois d’arrêt pour les éoliennes d’Aumelas. Les dix sociétés qui gèrent le parc, poursuivies pour « destruction d’espèces protégées », sont condamnées, chacune, à 500.000 euros d’amende. L’ancien PDG de l’une d’elles, EDF Renouvelables, est condamné à six mois de prison avec sursis et 100.000 euros d’amende. Contactée par BV, EDF Renouvelables n’a pas donné suite. On ignore s’il sera fait appel de ce jugement.
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