Une récente enquête de l’IFOP montre que la jeunesse musulmane en France est de plus en plus encline à adopter une pratique rigoriste de la religion. Mais on note également le début d’un mouvement inverse : de plus en plus de musulmans cherchent à sortir de la contrainte religieuse. Dans un entretien immersif, la psychanalyste Sonya Zadig, auteur d’un livre-enquête « Les enfants perdus de la République » sur le phénomène de l’apostasie dans l’Islam évoque les parcours de ceux qui ont franchi le pas. Elle raconte de l’intérieur leurs difficultés, souvent leur désarroi. Parmi les motifs de rupture : « le sentiment de ne pas pouvoir penser, ni objecter, ni réfléchir ». Elle explique qu’en quittant l’Islam, les apostats prennent un risque vital physique aussi bien que psychique. Et que la République ne les soutient pas.
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