Paris, novembre 2015. Dans une salle obscure, Éric Rochant, créateur de la série « Le Bureau des légendes », scrute les rushes d’un épisode où un agent de la DGSE, Malotru, peaufine sa « légende » – une fausse identité pour infiltrer un réseau syrien. À Los Angeles, Arnold Schwarzenegger, star de True Lies, parade sur un tapis rouge, son image de héros d’action forgée par Hollywood. À Rouen, en 1431, Jeanne d’Arc, paysanne de 19 ans, monte sur le bûcher, son destin déjà en route pour devenir un mythe national. Ces récits, qu’ils naissent dans des planques secrètes, des studios de cinéma ou des chroniques médiévales, sont des légendes : des narrations où faits, ambiguïtés et fictions s’entrelacent pour captiver, manipuler ou inspirer.
Dans un monde saturé d’info-fiction – posts viraux sur X, blockbusters, campagnes électorales –, les légendes ne sont plus des contes d’antan. Elles sont une industrie, un art stratégique, comme le dévoile Bruno Fuligni dans « Le Bureau des légendes décrypté », où il explore les techniques des espions pour créer des couvertures crédibles. Mais qui fabrique ces mythes ? Pourquoi y croyons-nous si facilement ? Et quelles sont leurs conséquences ?
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