Pour la première fois au monde, des millions de personnes ont été confinés à leur domicile lors de la crise du Covid-19. Pendant les grandes épidémies de peste au Moyen Âge et au XVIIIe siècle, le confinement tel que nous l’avons connu en 2020, n’existait pas. À ces époques quand une ville était atteinte de la peste, elle perdait jusqu’à 20, 30 et parfois 40 % de sa population. Le vecteur principal en était la puce et non pas le rat comme on le pensait qui « faisait des ravages de contagion dans les quartiers populaires où le parasitisme était le plus dense. (…) Il fallait, si possible, fuir ou à défaut, isoler et s’isoler », explique l’historien Jean Delumeau (1978). Il n’y avait quasiment rien pour lutter contre la maladie. Aussi, on s’en remettait à Dieu en invoquant les saints de la peste, Saint Sébastien et Saint Roch, censés protéger de la contagion. On pensait que « la peste était une punition du Ciel, qu’il fallait conjurer à l’aide de prières, jeûnes, processions »
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