Alors qu’elle travaillait à la fromagerie de sa ferme, portail fermé à clé, Virginie Dallery aperçoit des gendarmes dans sa cour. « J’ai tout de suite appelé Maître Diane Protat. Quand je suis sortie, il y avait les gendarmes, une technicienne de la DDPP, la vétérinaire et deux témoins. Ils venaient déjà de vacciner mes quatre veaux à l’écurie et s’apprêtaient à aller chercher mes vaches au pré », raconte l’éleveuse, qui possède 60 chèvres, 8 vaches et transforme le lait en fromage. « C’était choquant. Pour moi, c’est une violation de la propriété privée. »
Sur le plan juridique, l’avocate Diane Protat s’indigne d’une procédure qu’elle juge irrégulière. « La semaine dernière, les forces de l’ordre étaient reparties, reconnaissant qu’il leur fallait une autorisation du juge des libertés et de la détention (JLD) pour pénétrer sur une propriété qui est aussi un domicile. Cette fois, ils sont revenus avec une ordonnance, mais ils ont procédé hors la présence de l’avocat, alors même que ce type d’intervention prévoit le droit à l’assistance de l’avocat choisi », affirme-t-elle. « Pire, l’ordonnance a été notifiée après les vaccinations. Dès que Mme Dallery a demandé son avocat, ils ont arrêté pour le reste du troupeau. »
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