Vaccination forcée chez une éleveuse de la Loire

Virginie Dalléry

Alors qu’elle travaillait à la fromagerie de sa ferme, portail fermé à clé, Virginie Dallery aperçoit des gendarmes dans sa cour. « J’ai tout de suite appelé Maître Diane Protat. Quand je suis sortie, il y avait les gendarmes, une technicienne de la DDPP, la vétérinaire et deux témoins. Ils venaient déjà de vacciner mes quatre veaux à l’écurie et s’apprêtaient à aller chercher mes vaches au pré », raconte l’éleveuse, qui possède 60 chèvres, 8 vaches et transforme le lait en fromage. « C’était choquant. Pour moi, c’est une violation de la propriété privée. »

Sur le plan juridique, l’avocate Diane Protat s’indigne d’une procédure qu’elle juge irrégulière. « La semaine dernière, les forces de l’ordre étaient reparties, reconnaissant qu’il leur fallait une autorisation du juge des libertés et de la détention (JLD) pour pénétrer sur une propriété qui est aussi un domicile. Cette fois, ils sont revenus avec une ordonnance, mais ils ont procédé hors la présence de l’avocat, alors même que ce type d’intervention prévoit le droit à l’assistance de l’avocat choisi », affirme-t-elle. « Pire, l’ordonnance a été notifiée après les vaccinations. Dès que Mme Dallery a demandé son avocat, ils ont arrêté pour le reste du troupeau. »

Lire la suite sur France-Soir

Sur le même thème Vaccins DNC : des éleveurs embarrassent le système
La révolte paysanne française est bien plus grave

Catégorie : Résistance | Politique

Sur le même thème

Sur le même thème

Lionel Jospin, héros ou fossoyeur de la France ?

Lionel Jospin, héros ou fossoyeur de la France ?

Dans ce nouveau numéro des Parts d’ombre de l’Histoire sur Tocsin +, Éric Branca revient sur un choix qu’il juge décisif : l’arrêt du surgénérateur Superphénix par le gouvernement Jospin en 1997, puis l’abandon du projet Astrid quelques années plus tard. Il replace...

lire plus

Pin It on Pinterest

×