Les tensions se manifestent dans des affaires très concrètes, touchant des communautés comme les Zwölf Stämme, et plus largement les Témoins de Jéhovah. Dans ces dossiers, il a constaté que la réaction des autorités — souvent l’enlèvement d’enfants par les services de protection de la jeunesse — pouvait précéder l’achèvement d’une enquête judiciaire. Le facteur déclencheur n’était pas l’évidence juridique, mais la pression générée par la couverture médiatique. Sans cette exposition, certaines procédures n’auraient jamais pris l’ampleur qu’elles ont connue. Langhans pointe le rôle central des mots et des catégories. L’emploi du terme « secte » dans les rapports officiels et médiatiques n’est pas neutre : il transforme des pratiques religieuses minoritaires en danger social et légitime des interventions qui, juridiquement, devraient être encadrées par des preuves rigoureuses. Les récits préfabriqués, qu’ils proviennent de médias ou d’expertises externes, tendent à remplacer l’examen impartial des dossiers.
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NDLR. On retrouve les mêmes méthodes et donc les mêmes dérives dans bien des pays européens et particulièrement en France, mettant à nouveau en avant le rôle délétère des médias.
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