En 2024, 251 270 avortements ont été recensés en France, selon la Drees, soit 7 647 de plus qu’en 2023. Depuis 2018 – à l’exception des années Covid – le nombre d’IVG augmente, dans l’indifférence des pouvoirs publics qui ont renoncé de longue date à mener une véritable politique de prévention, alors qu’il s’agit d’un acte irréversible qui met des vies en jeu. La Drees relève également une progression régulière du ratio avortements/naissances (0,38) conséquence de la baisse des naissances conjuguée à la hausse des IVG. Dans le contexte économique instable et de montée de la vulnérabilité sociale, le soutien et l’accompagnement des grossesses, qu’elles soient programmées ou non, sont une urgence. La baisse du nombre de naissances, désormais plus faibles que le nombre des décès en 2025, devrait inciter à rééquilibrer la politique familiale, parent-pauvre des politiques publiques. Une étude a révélé en 2020 que ce sont les femmes aux revenus les plus faibles qui ont davantage recours à l’avortement que les femmes aisées. Aujourd’hui l’avortement est devenu un marqueur d’inégalité sociale. La part des IVG médicamenteuses atteint 80% dont 40% sont réalisées à domicile, hors établissement de santé, preuve que l’accès n’a jamais été aussi facilité.
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Témoignages de femmes qui ont avorté « Mon IVG »
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