Santé : prédire pour mieux soigner ?

Prise de sang

La société DeepMind, rachetée par Google il y a dix ans, affirme avoir formé une intelligence artificielle capable de prédire quelles mutations dans nos génomes sont bénignes et quelles variantes sont « probablement pathogènes ». Leur outil, baptisé AlphaMissense, fait l’objet d’un article publié par la revue Science. Au terme de trois ans de projet, les chercheurs ont publié les prévisions correspondant à 71 millions de variantes possibles. (…) Au-delà des résultats de DeepMind, les efforts pour anticiper de futures pathologies se multiplient. Ainsi, des chercheurs de l’université nationale australienne ont mis au point un test sanguin « simple, bon marché et non invasif » qui « pourrait permettre de prédire le risque de développer la maladie d’Alzheimer jusqu’à 20 ans avant l’apparition des symptômes ».

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NDLR. Quel est l’objectif de ces prévisions ? Une meilleure prise en charge ? Un contrôle de plus en plus invasif de la part des sociétés d’assurances qui pourraient exiger à terme de connaître à l’avance et donc de refuser les clients ayant des pathologies potentielles lourdes. Ou d’imposer des primes au prorata de celles-ci ? Et qu’en sera-t-il pour les enfants à naître ? Depuis qu’il est autorisé, le dépistage de la Trisomie 21 induit un nombre croissant d’avortements. En d’autres termes, de l’eugénisme.

Catégorie : Bioéthique | Santé

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