Une femme, membre des Témoins de Jéhovah, comparaissait le 23 janvier devant le tribunal correctionnel de Marseille pour des faits qualifiés d’« embrigadement » à l’encontre d’une jeune femme aujourd’hui majeure. L’affaire trouve son origine dans une plainte déposée par l’entourage familial, inquiet de l’engagement religieux de la jeune adulte, qui aurait progressivement adopté les pratiques et convictions de cette confession chrétienne minoritaire. Le parquet estime que cette influence aurait porté atteinte à sa liberté de jugement et justifierait une condamnation pénale.
À l’audience, le cœur du dossier reposait moins sur des faits matériels que sur l’analyse d’un processus d’influence. Aucun abus sexuel n’est allégué, aucune infraction financière n’a été caractérisée, aucun enrichissement personnel n’est reproché à la prévenue. Il n’est pas davantage question de violences, de menaces ou de contraintes physiques. L’accusation s’appuie essentiellement sur la notion d’abus de faiblesse, entendue comme une emprise psychologique exercée dans un cadre religieux.
La particularité du procès tient toutefois au témoignage de la jeune femme concernée…
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NDLR. Dans la conclusion de son article, l’auteur pointe très justement « la place accordée à la liberté de conscience dans une société démocratique. Entre vigilance légitime et soupçon généralisé, l’équilibre apparaît de plus en plus fragile. »
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