L’interview qui suit est de celles qui ne se publient pas tous les jours. Un homme, qui a souhaité conserver l’anonymat pour des raisons judiciaires et professionnelles (nous l’appellerons Antoine), a accepté de témoigner pour Breizh-info de l’avortement pratiqué sur l’enfant qu’il avait conçu avec sa compagne d’alors, sans qu’il en ait été averti, consulté, ni associé à la décision.
Le drame personnel qu’il décrit — une grossesse interrompue à 12 semaines au terme d’un parcours où la mère, après l’avoir d’abord souhaité, a finalement choisi seule — l’a conduit à engager des procédures qui ont toutes échoué, à faire face à des menaces juridiques de la part de l’hôpital concerné, et à s’engager publiquement, notamment lors de la Marche pour la Vie de Lyon en avril 2026, autour d’une revendication précise : la reconnaissance du droit paternel dès la conception. Au-delà de son histoire singulière, son propos pose une question que cinquante ans de débats français ont soigneusement contournée : quelle place pour le père dans la décision d’avorter ?
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