L’aide active à mourir est souvent présentée comme un progrès, un acte de compassion ou un nouveau droit pour celles et ceux qui souffrent. Pourtant, derrière cette apparente bienveillance se cache une réalité glaçante pour les personnes handicapées : la société valide le suicide comme une issue légitime à leurs difficultés. Dans un contexte de validisme systémique et d’inégalités sociales criantes, ce « choix » n’est ni libre, ni égalitaire. Au Royaume-Uni, le Terminally Ill Adults (End of Life) Bill, voté par le Parlement britannique, est présenté comme une avancée « progressiste ». Pourtant, cette loi permettant aux personnes atteintes de maladies terminales d’accéder à l’aide médicale à mourir suscite de vives inquiétudes parmi les militant·es handicapés. Des organisations comme Not Dead Yet UK dénoncent le risque que cette législation renforce le validisme systémique et expose les personnes handicapées à des dérives graves. Dans un monde où elles sont perçues comme des fardeaux économiques et sociaux, la notion de « choix libre » est largement compromise par les pressions sociales et économiques. Ce débat n’est pas une question de “droit individuel”, mais un révélateur du validisme systémique et des inégalités structurelles qui fragilisent les personnes handicapées.
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