La Commission européenne vient de se féliciter d’avoir « révisé » sa folie du tout-électrique en 2035, pour décréter qu’il n’y aura « pas d’interdiction totale » des moteurs thermiques et que l’objectif sera abaissé de 100 % à 90 %. Autrement dit, on recule d’un pas après avoir foncé dans le mur, puis on fait semblant d’avoir construit une porte. Ce revirement est dicté par la crise industrielle et par un lobbying désormais assumé par les constructeurs dont les usines sont au ralenti.
Ce pourcentage de 90 %, c’est le cache-misère bureaucratique permettant aux écologistes de dire à leurs adeptes qu’ils ont compris les automobilistes, qui pourront continuer à acheter des véhicules thermiques.
Et pour faire bonne mesure, on badigeonne tout cela de « compensation des émissions » afin de garder un vernis de vertu comptable, y compris de cet improbable acier vert qui ne saurait exister à une échelle industrielle économiquement viable, comme Samuel Furfari l’a montré dans son livre L’Utopie hydrogène.
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