Depuis des années, un même refrain est chanté dans les cercles gouvernementaux, technocratiques et institutionnels: l’anonymat relatif qui prévaut dans le monde numérique est insupportable. Pour justifier les mesures d’identification obligatoire prévues, le sophisme du moment consiste à dresser un parallèle fallacieux entre le « monde réel » et le « monde virtuel ».
En filigrane le message est le suivant: dans la mesure où il n’existe presque plus aucune liberté dans le monde physique, et que toute espèce d’activité est soumise à autorisation, licence, réglementation, et donc identification, il devrait en aller de même dans le monde virtuel. Ou autrement dit, on accepte toutes sortes de mesures liberticides dans la vie quotidienne, pourquoi devrait-il en être autrement sur Internet ?
Lire la suite sur Essentiel News
Sur le même thème Le Digital Services Act : entre régulation et répression en ligne
> Le règlement européen sur les services numériques (DSA)
> L’Assemblée générale de l’ONU étend la censure mondiale


